C’est quoi ton matos?

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Mon petit appareil que j’ai toujours dans mon sac à main car « Le meilleur appareil photo c’est celui qu’on a toujours sur soi »- Je n’ai pas trouvé  le nom de l’auteur, mais j’adore cette citation!

« C’est quoi ton matos ? »

C’est souvent la première question qu’on me pose quand je dis que j’aime la photo. J’ai donc décidé que ce sera le sujet de mon premier article, comme ça c’est fait et on n’y reviendra plus 😉.

On pense que pour faire de bonnes photos il faut du bon matériel. Je suis d’accord.

Mais ce n’est pas parce qu’on a du bon matériel qu’on fait de bonnes photos.

Tout d’abord, je voudrais définir ce qu’est « du bon matériel » à mon sens, c’est-à-dire le matériel qui me permet, à moi, de travailler sans plus m’en soucier. Je voudrais insister sur le fait que c’est très personnel. Pour cela, je vais vous faire une comparaison qui vous permettra sans doute de comprendre mon propos.

J’ai une Fiat 500. Cela me convient bien car je ne fais pas de grands trajets, je ne fais jamais de grosses courses, mon fils est assez grand pour monter à l’avant, j’ai un mal de chien à trouver une place chez moi et du coup, ma petite voiture se gare dans des trous de souris. Evidemment si j’avais trois enfants et un gros chien, j’aurais acheté une plus grosse voiture. Et bien pour l’appareil photo c’est pareil. Demander à quelqu’un la nature de son matériel n’a aucun sens si vous ne lui demandez pas ce qu’il fait avec !

Telle a été ma démarche pour l’achat de mon matériel.

Je suis une photographe du quotidien. Je veux avoir mon matériel toujours à portée de main sans être encombrée. C’était mon critère principal : pour moi le reflex était donc exclu. Il me restait le compact expert, le bridge et l’hybride. Si le critère d’encombrement n’est pas essentiel pour vous, les reflex restent de très bon rapport qualité/prix et les objectifs sont moins chers que sur hybride.

J’aime le piqué des focales fixes. Même si je possède aussi deux zooms dont j’ai fait l’acquisition par la suite, je reste une inconditionnelle de la focale fixe. Ce serait donc un hybride car sur les compacts et les bridges, il n’y a qu’un zoom qu’on ne peut pas changer.

Il y a quatre marques principales d’hybrides sur le marché : Fuji, Sony, Olympus et Panasonic. Le critère de choix est très personnel si on évacue la question du full-frame (plein format). En effet, si vous avez l’envie (et les moyens 😉 ) de passer au capteur full-frame pour avoir la possibilité de tirer des affiches – ce qui vous en conviendrez est tout de même assez rare – ou pour avoir un flou de profondeur de champ plus important, regardez de ce côté. Écoutant la raison, j’ai donc opté pour le 4/3 et il me restait donc à choisir entre les marques.

L’ergonomie de Fuji donne la possibilité d’accéder à certains réglages comme la vitesse et l’ouverture directement sur le boîtier grâce à des bagues. Le menu Olympus semble un peu compliqué, mais je pense que c’est vraiment une question d’habitude. L’avantage avec Olympus et Panasonic, c’est qu’ils ont passé un accord pour que leurs objectifs soient compatibles ce qui permet de bénéficier d’une plus large gamme de choix d’objectifs. La simplicité de Panasonic était un atout pour moi qui n’aime pas trop fouiller dans les menus, c’est donc sur cette marque que j’ai arrêté mon choix. C’est ensuite le budget qui m’a guidée en ce qui concerne le modèle 😉.

J’aime être proche de mes sujets : je n’ai donc pas de très longue focale.

Je n’utilise pas de flash et j’aime le flou de profondeur de champ : il me fallait des objectifs lumineux.

Mon premier objectif, qui reste mon objectif favori dans la mesure où en plus, il est très peu encombrant et ployvalent a été  mon 20mm f/1.7. Sur hybride Panasonic, il faut multiplier par deux pour avoir la longueur focale exacte, cela donne donc un 40mm qui est ma focale idéale, même si c’est vrai que, pour les portraits, certains lui reprocheront d’être inférieure à 50mm et donc de générer des déformations.

C’est ma focale « à tout faire », celle que j’emporte toujours avec moi lorsque je ne sais pas ce que je vais trouver à photographier.

Bien entendu, j’ai d’autres objectifs (gardez à l’esprit de multiplier par deux les focales pour avoir l’équivalent full-frame):

  • mon 60mm macro Olympus f/2.8 pour faire de la macro,
  • mon 42.5 mm f/1.8 Panasonic, pour faire du portrait.

Voilà les deux autres objectifs que j’utilise et puis, il y a les autres… Oui, les autres que j’ai acheté en me disant « si j’avais cet objectif, je ferais de meilleures photos »… Oui, moi aussi je suis tombée dans ce piège… Alors j’ai aussi :

  • le 12/40 mm f/2.8 de chez Olympus, qui est bien trop gros et lourd pour être discret,
  • le 35/100 mm f/2.8 de Panasonic qui présente le même inconvénient,
  • le 25 mm f/1.4 de Panasonic, que j’avais acheté au début de ma pratique photo parce que j’avais lu que c’était LE SEUL OBJECTIF A AVOIR !
  • un fishe eye que je n’ai pas encore bien en main mais que je compte exploiter pour ses effets amusants quand j’aurai un peu plus de temps…

Mais je vais vous parler du matériel indispensable à avoir pour faire des photos dont vous serez contents : un boitier (le vôtre, celui qui est dans votre sac photo), un objectif (celui avec lequel vous êtes le plus à l’aise) et…votre regard.

Trop souvent, nous sommes obsédés par le matériel et nous prenons en fait le problème à l’envers : que vais-je bien pouvoir photographier ?

Alors qu’en fait, il faut trouver son sujet, savoir ce qui nous procure suffisamment d’émotion pour qu’on ait envie de le prendre en photo et seulement ensuite se poser la question de savoir comment.

Alors bien entendu, comme en musique, avant de savoir composer un morceau, il faut apprendre à se servir de son instrument (son appareil photo), faire ses gammes (faire des exercices en photo) et seulement ensuite, quand on maîtrise tout cela on peut envisager de composer parfaitement. Mais l’avantage de la photo, c’est qu’on peut commencer à créer même si on ne maîtrise pas tout à fait l’appareil et ce que je vous encourage à faire. Alors bien entendu, cela a un petit côté frustrant car en maîtrisant mal l’outil, vous passerez probablement à côté de moments uniques, mais c’est justement les problèmes auxquels vous serez confrontés qui vous donneront l’envie de chercher comment les résoudre.

Pour conclure, j’aimerais vous dire que j’ai arrêté de perdre mon temps avec le matériel, je ne suis pas une technicienne, je ne regarde plus les nouveautés avec envie car je sais désormais que cela ne fera pas de moi une meilleure photographe. J’investis désormais mon argent dans des livres, mais plus des livres techniques, des livres des photographes qui m’inspirent.

Par ailleurs, j’ai aussi arrêté de chercher la technique miracle qui fera de moi une photographe remarquable dans les blogs photos. J’ai cessé de soumettre mes photos dans les forums Facebook (sauf un, mais je vous en reparlerai dans un autre article) car j’ai remarqué que cela ne me faisait pas avancer, au contraire !

La seule façon de progresser en photo, c’est de faire des photos. Alors prenez votre appareil et zou !

 

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