#52 Défis #Défi44 #CRD151 – Expression photographique

Les bons titres complètent les œuvres en donnant aux spectateurs des informations pertinentes qui rendent leur expérience plus enrichissante, mais sans limiter leur attention […] et en laissant une place à l’interprétation. Les mauvais titres dominent ou subvertissent les œuvres en tentant de compenser ce qui manque.

John Paul Caponigro

Je vous conseille d’aller lire cet article dont est extrait cette citation.

La raison d’être du titre ?

Comme la semaine dernière, ce défi peut sembler très simple, mais il est, à mon sens, le plus difficile et aussi, sans doute, le plus enrichissant pour peu que l’on maîtrise « les bases » de la photo. En effet, il ne s’adresse pas aux débutants qui tomberont vite dans les pièges du titre « sans valeur ajoutée ».

Rooh, comme je me la pète !

Et ben non, justement, je pense que je suis à peine prête pour ce défi… Mais je vais essayer tout de même.

Je vous entends d’ici… En quoi ce défi est-il compliqué ? Il suffit juste de savoir écrire, non ?

Toutes les photos méritent -elles un titre ?

Je viens de traiter les photos de la fête de l’école et clairement, je ne vais pas m’amuser à leur donner un titre ! Pareil pour mes photos de famille ! Donc pour les photos « tout venant », je pense que nous serons tous d’accord pour dire qu’on ne va pas leur donner de titre.

Et mes photos de vacances ? Si je prends tata Yvette (tata Novette pour les intimes) à Paris, je ne vais pas non plus lui donner un titre (sauf si tata Novette embrasse un homme au milieu de la foule devant l’hôtel de ville 😉).

Et mon joli coucher de soleil ? Ben ça dépend… Si elle est juste descriptive… Ben non.

Bref, vous l’avez compris, je ne vais pas multiplier les exemples. A mon sens, seules les photos qui entrent dans une démarche « artistique » méritent un titre. Chouette allez-vous me dire, tu ne vas nous présenter que des « chefs d’œuvre » cette semaine ! Euh… J’aimerais bien, mais non. Les photos n’ont à mon sens pas besoin d’être des œuvres d’art pour être titrées, c’est notre intention en la prenant qui compte. Seul le photographe peut savoir si sa photo mérite un titre à ses yeux car il est le seul à connaître son intention en la prenant.

Ce point de vue m’est très personnel et je serais ravie de vous lire si vous n’êtes pas de mon avis.

A quoi sert un titre ?

Se la péter grave !

La plupart des œuvres artistiques ont un titre. Parfois le titre est « Sans titre » d’ailleurs, mais elles ont un titre. Sur ce dernier point, je n’ai toujours pas compris pourquoi il est nécessaire de d’appeler une œuvre ainsi, mais c’est un autre débat et je ne pense pas avoir assez de culture pour comprendre 😉.

Donc pour avoir le statut d’œuvre d’art les productions doivent-elles nécessairement avoir un titre ? Je me pose la question et si quelqu’un a la réponse, je serais ravie de la connaître.

Bref, j’ai longtemps cru que donner un titre à une photo était très orgueilleux, une façon, en quelque sorte d’imposer le statut d’œuvre à une photo, bref de « se la péter grave ».

Bien entendu, mon avis a un peu évolué sur la question, même si je reste convaincue (pour le moment) que toutes les photos n’ont pas besoin de titre. Par contre c’est vrai que c’est bien pratique car si on vous dit « La jeune fille à la leur » de Marc Riboud, vous voyez immédiatement de quelle image il s’agit ! Si ce n’est pas la cas, cliquez ici  vous verrez que vous connaissez cette photo😉.

Faciliter l’editing

Ne vous est-il jamais arrivé en regardant une photo de lui trouver immédiatement un titre ? Les rares fois où cela m’est arrivé ont toujours été avec des photos qui ont marqué mon travail. Même si les titres ne sont pas originaux, on voit la photo et le titre apparaît, comme une évidence.

Ce que je veux vous dire, c’est qu’une photo qui provoque une émotion est forcément une bonne photo. C’est à mon sens cette émotion que doit traduire ce titre. Du coup, quand le titre est évident, on ne se pose pas de question : on garde la photo !

Bon, heureusement que je garde aussi des photos pour lesquelles je n’ai pas eu de « déclic », car sinon, ma sauvegarde annuelle serait vite faite… 😉

Mais je suis une débutante dans ce domaine et je compte bien progresser (avec ce défi bien entendu !).

Faciliter le post-traitement

Il m’arrive parfois que devant une photo j’hésite sur la façon dont je vais la traiter. Pourquoi ? Parce que mon intention à la prise de vue n’était pas assez claire pour moi. Si on ne sait pas ce que l’on veut dire, il est impossible d’écrire une phrase ! En photo c’est la même chose à mon avis.

Pour écrire un livre, certains écrivains partent d’un titre, mais d’autres préfèrent garder ce travail pour la fin. Mais dans ce dernier cas, ils savent tout de même de quoi ils vont parler.

Traiter une photo sans savoir ce qu’elle doit exprimer est souvent un échec pour moi.

J’ai souvent supprimé des photos techniquement correctes parce que je ne savais pas comment la traiter : elle n’avait rien à me dire. Mon objectif est à terme de ne plus prendre ces photos 😊.

Je pense que trouver un titre avant de procéder au post-traitement est une bonne façon de finaliser le message.

Guider la lecture

J’aime à répéter que si une photo a besoin d’une explication, c’est que le photographe a raté quelque chose. Je dis répéter car ce n’est pas moi qui l’ai dit la première. J’en suis convaincue et j’y pense assez souvent quand je compose afin de ne pas me retrouver dans cette situation.

J’aime beaucoup ce proverbe arabe.

« Qui ne comprend pas un regard, ne comprendra pas mieux une explication. »

En revanche, il est vrai qu’un titre peut guider le lecteur et l’aider à comprendre l’émotion que vous avez ressentie en prenant cette image.

C’est à double tranchant… Il faut que cela soit subtil et il n’est parfois pas évident de ne pas totalement brider l’imagination du lecteur avec un titre trop directif. C’est ce qui me gêne un peu car j’aime à offrir mes images au spectateur afin qu’il en fasse ce qu’il en veut. Il faut donc trouver un titre qui permette « d’équilibrer l’évocateur et le subtil » comme le suggère Anne-Laure. Tout un programme !

Baptiser son bébé 😉

Nos photos sortent de nos entrailles alors leur donner un nom est une façon de les faire exister vraiment, non ? Non, non, je n’ai rien pris 😉.

Comme votre art, les titres sont tous sur la communication. Les titres deviennent une partie de votre art. Assurez-vous que vos titres contribuent à communiquer efficacement ce que vous voulez communiquer. Cela vaut la peine de consacrer du temps à réfléchir à la façon dont vous intitulerez votre travail.

John Paul Caponigro

Ce que nous recommande ALJ et ce que j’en pense

Anne-Laure utilise un terme qui me parle beaucoup : elle parle de « raconter une histoire en images » et c’était d’ailleurs le titre initial de ce défi en 2015 sur le groupe ALJPHOTOS.

Eviter les titres descriptifs qui apparaissent comme une légende

Le premier conseil que nous donne ALJ, c’est que le titre ne doit pas être descriptif et donc redondant avec l’image.

En même temps, si on reprend le titre de la photo de Marc Riboud, n’est-ce pas ce qu’il a fait ? Et Doisneau avec « Ecoliers », « Le baiser de l’Hôtel de Ville », « La sonnette », « Mademoiselle Anita » … Je ne crois pas me tromper en disant que les titres de Doisneau sont souvent (toujours) descriptifs…

Je vous laisse faire ce que vous voulez de ce conseil. Personnellement, en le lisant, je me suis tout d’abord dit que les titres que j’avais choisis pour les images de mon expo étaient donc nuls puisque souvent descriptifs, mais en parcourant les livres de ma bibliothèque, je me suis rendu compte que certains photographes ne s’encombraient pas de cette recommandation 😉.

A mon avis, cela dépend du type de photo : les photos de rue, de personnes n’ont peut-être pas besoin d’une histoire supplémentaire avec un titre évocateur dans la mesure où elles se suffisent à elle-même. Dans ce cas, une légende suffit et est utile afin de replacer la photo dans son contexte : New York, Etats Unis, 1958.

Lee Jeffries ne titre pas ses portraits. Vivian Maier ne l’a pas fait non plus (et pour cause), cela n’empêche pas que ces deux photographes ont fait des images splendides qui nous touchent, même sans titre.

Raconter une histoire

Le titre peut cependant permettre d’aider le spectateur à comprendre l’image. Ainsi, avec son titre « Mort d’un milicien », Robert Capa nous permet de connaître les circonstances et d’imaginer ce qui s’est passé avant, le risque pris par le photographe pour capturer cette image, etc… Je ne veux pas m’attarder sur la polémique qui a entouré ce cliché, je l’ai choisie pour l’exemple, non pour ouvrir le débat que je ne pourrai pas nourrir. Vous pouvez voir la photo et lire davantage sur cette photo sur le site de Rencontre photographiques.

Un titre plein de références

Ne vous est-il jamais arrivé qu’une image vous évoque immédiatement un livre lu, un film, une chanson, un poème, un conte pour enfant, une situation vécue, un sujet d’actualité…

Dans ce cas, le titre apparaît comme une évidence et si la référence est assez populaire, le spectateur comprendra immédiatement le clin d’œil… Et là c’est gagné !

Votre titre peut aussi ne s’adresser qu’à un public limité seul capable de comprendre ce dont vous parlez. Par exemple, je comprends rarement les titres d’Olivier ne baignant pas dans la culture Métal.

Bien entendu pour le sujet d’actualité, votre titre aura une durée de vie limité (sauf s’il s’agit d’un événement marquant).

Jouer sur le contraste et l’humour

Une solution amusante consiste également à faire dire à votre titre tout autre chose que ce que raconte votre image. C’est assez facile avec les images en plan rapproché ou les images prises au drone qui peuvent évoquer une réalité différente dans la mesure où nous n’avons pas l’habitude de voir les choses de cette manière. Ainsi, une macro de bulles peut devenir une galaxie, Gaelle nous avait ainsi offert une jolie photo il y a quelques temps.

Pourquoi pas le faire à la manière de Magritte avec La trahison de l’image ?

Ajouter de la poésie

Quand le photographe nous invite à transformer des coquillages en papillons comme le fait Anne-Laure avec sa photo de la page 177, je trouve qu’on est vraiment dans la fonction de notre passion : montrer les choses autrement….

Quelques outils pour nous aider

Vous l’avez compris, je pense que toutes les photos ne se prêtent pas à ce défi. Il ne s’agit pas cette semaine de prendre des photos « au hasard » et de lui trouver un titre ensuite. Il va falloir aller chercher des photos qui vous parlent ! Ah oui ? Et comment on fait ? C’est quoi la technique ? Et bien justement, c’est toute la difficulté de ce défi ! Il n’y a pas de recette ! Chacun a la réponse en lui, personne ne peut répondre à votre place. Et c’est un travail long et fastidieux qui ne se fait pas sur une semaine, un mois ni même un an… Vous l’avez déjà commencé, vous le savez mais vous n’y pensez pas vraiment, vous vous dites que cela viendra probablement un jour… C’est vrai, mais je pense que s’arrêter pour y réfléchir peut nous faire gagner quelque mois. C’est ce que nous propose ALJ dans ce défi à mon sens et c’est pour cela que je dis que ce défi est de loin le plus difficile des 52 proposés.

ALJ nous invite à dresser une liste de mots pour notre photo afin de les exclure du titre. Une bonne façon de ne pas tomber dans le descriptif je trouve.

Je terminerai, comme j’ai commencé avec une citation de John Paul Caponigro.

 Comme votre art, les titres sont tous sur la communication. Les titres deviennent une partie de votre art. Assurez-vous que vos titres contribuent à communiquer efficacement ce que vous voulez communiquer. Cela vaut la peine de consacrer du temps à réfléchir à la façon dont vous intitulerez votre travail.

Et pour rire un peu 😉 :

https://www.lense.fr/news/8-manieres-de-titrer-vos-photos-par-kip-praslowicz/

Mon travail

14/06/2018 : « Emmurée »

Une petit photo smartphone issue de mon projet 365 que j’avais d’abord intitulée « Rescapée ». Avec le recul, je trouve que le titre actuel reflète davantage le sentiment que je voulais faire passer en prenant cette image. Je suis toujours fascinée par la capacité d’adaptation des plantes à la colonisation de leur environnement par l’homme…

Comme quoi, un titre a aussi besoin d’un temps de maturation 😉.

IMG_20180614_163815-02.jpeg
Huawei P10

15/06/2018 : « L’oie et l’ornithorynque »

oznor
J’ai beaucoup aimé ce reflet, mais ce n’est qu’après que j’ai vu les animaux. C’est un peut capillotracté, je vous l’accorde, mais ici le titre a vraiment une fonction humoristique puisque cette photo abstraite n’a pas besoin de titre à mon sens.

16/06/2018 : « L’Aquarius ? »

Cette fois le titre fait référence à la triste actualité. Malheureusement, plus personne ne le comprendra dans un an…

16062018-P1240645
Panasonic 12-40 mm à 40 mm
Mode priorité ouverture
F2.8
Iso 200

 

« Neil Armstrong ? »

 

16062018-P1240660
Panasonic 12-40 mm à 12 mm
Mode priorité ouverture
F2.8
Iso 200

 

 

 

 « Dénudées »

 Ici, il est difficile de comprendre le titre si on ne connait pas le bord de mer. En effet, il s’agit des structures en bois qui permettent de tendre des toiles de tentes de plage. Si on ne le sait pas, le titre ne peut être compris 😊.

16062018-P1240636
Panasonic 12-40 mm à 12 mm
Mode priorité ouverture
F2.8
Iso 200

J’ai fait un flop avec cette photo intitulée « En attendant la vague ». En effet, ce que je voulais dire, c’est que ces personnes sont tranquillement installées en attendant la déferlante de touristes à la saison estivale… J’ai joué ici sur le second degré, mais personne n’a compris mon titre…09062018-P1240599.jpg

 

 

Alors finalement, le titre est-il nécessaire ?

C’est un débat que nous avons souvent avec Olivier (mon mari, il faut suivre hein !) qui fait partie de mon groupe d’échange sur Facebook. Mettre des titres de façon systématique l’ennuie. C’est portant une des règles sur notre groupe : chaque photo doit comporter un titre. Mais il passe outre très souvent… Il me dit que quand le titre lui vient, il le met volontiers, mais sinon, ça le barbe de se casser la tête. En même temps, je comprends. Dans le cadre des défis, nous ne faisons pas toujours des photos qui nous touchent. Du coup, trouver un titre relève parfois de la « corvée », je le ressens aussi ainsi parfois.

Mon sentiment ?

Je continuerai à mettre des titres à mes photos pour les défis car c’est la règle. Pour mon projet 365, je m’obligeais à trouver un titre chaque jour au début. A présent, je ne donne des titres que lorsque cela me paraît une évidence.

Alors un titre pour toutes les images, certainement pas, mais parfois c’est un très bon outil.

Archives

Je vous invite à aller voir les photos de mon exposition ici.

 

 

 

 

 

6 commentaires sur “#52 Défis #Défi44 #CRD151 – Expression photographique

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  1. Bonjour Stéphanie,
    un article riche qui invite à l’échange et je vais commencer par répondre à « sans titre ». « sans titre » n’est pas un titre mais une indication 😉 une façon de dire « ce tableau ou cette photographie sont de dimensions artistiques, mais pour des raisons qui peuvent être diverses (désir de ne pas influencer celui qui regarde, choix de l’artiste de ne pas mettre un titre tout court, oubli de nommer celui-ci..), il n’y a pas de titre. Et on vous le signale. » En effet, cela peut être étonnant dans l’oeuvre de l’artiste, correspondre à une période où celui-ci était très productif mais ne nommait plus… il peut y avoir plein de raisons! Mais ce n’est pas un titre… Voilà mon avis.
    Par ailleurs, je ne pense pas que donner un titre donne le statut d’oeuvre d’art. C’est un principe d’artiste, ancien, qui peut aider à faire comprendre l’oeuvre, l’évolution d’un style, la démarche de l’auteur, le sujet (époque cubiste ou abstraite) ou expliquer des différences entre deux oeuvres qui se ressemblent… Quand un amateur décide de mettre un titre à ses oeuvres, c’est qu’il commence à revendiquer sa démarche artistique, et donc à s’en approprier les codes. 🙂 Moi je vois cela ainsi.
    Je ne suis pas totalement en accord avec ce que tu dis: le titre n’a pas nécessairement rapport avec l’émotion, là tu parles de ta démarche personnelle, ce n’est pas forcément celle de tout le monde. Ainsi, moi, je nomme toujours quand j’ai terminé de travailler mon image en post-traitement. C’est vraiment une démarche personnelle, qui est reliée fortement à la personnalité de l’artiste, amateur ou non. C’est la « cerise sur le gâteau » et les titres peuvent s’inscrire dans une démarche simple, voire banale, juste indicative: c’est pour cela je pense que pour des photographes de rues, le lieu et l’année suffisent. Leur démarche est d’attraper sur le vif, de raconter la ville, les gens, la civilisation qui évolue et non de construire une photo qui va nous emmener ailleurs. On est emmené ailleurs par l’instant saisi, avec eux. Aussi le titre n’a pas besoin de raconter une histoire dans cette démarche. Mais la temporalité et le lieu ont leur importance.
    Dans ma série « Avoir les pieds sur terre », progressivement je me suis amusée à chercher des expressions avec les pieds et à les mettre en relation avec les images. Quelquefois, c’est même le titre qui allait me faire chercher la situation photographique et guider ma conception de l’image. Là, c’est une démarche relié avec ce qui compose ma personnalité: mon goût des mots et de mêler les arts, rien à voir avec l’émotion lors de la recherche même si cependant cela peut en susciter à l’arrivée. De même, j’ai fait un reflet dans le port de Marseille, et au milieu des reflets, on trouvait des objets sur l’eau qui se mêlaient. J’ai appelé l’image « Techniques mixtes », en référence aux tableaux qui mélanges diverses techniques et dont on admire alors la technicité de l’auteur. C’est humoristique, et cela faisait référence simplement à la situation qui avait attiré mon attention et qui était tout sauf artistique.
    Je pense que c’est un choix personnel de « titrer » qui peut influencer notre façon de travailler (toi avec l’avant post-traitement, moi avec les compositions), mais on peut choisir par exemple de faire une série titrée et de simplement mettre des numéros aux photos: cela n’appauvrira pas le travail. Je suis d’accord avec les choix d’Olivier. Titrer ne me semble vraiment pas obligatoire et cela ne validera pas les capacités artistiques de la personne pour autant. En musique, les sonates ou symphonies n’ont pas forcément de titres: elles peuvent être simplement un numéro dans un catalogue d’auteur, et ne sont pas moins belles ni moins connues pour autant.
    Bon j’arrête là ma longue tirade, au plaisir de te lire et très bonne journée à toi,
    Cécile

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou Cécile, je prends enfin le temps de te répondre ! Merci pour ce commentaire argumenté. Tu as raison quand tu dis que c’est une démarche très personnelle et tes exemples viennent enrichir ma réflexion en particulier et le débat en général. C’est à mon sens un travail intéressant de partir d’un titre et d’aller chercher une photo. Je n’y avais jamais pensé ! Partir de l’écrit… Encore un nouveau défi que je me note ! Encore une fois ton commentaire m’ouvre de nouvelles pistes de réflexion. Merci beaucoup. Bon week-end à toi. Je t’embrasse.

      Aimé par 1 personne

  2. bonjour Stéphanie

    Voici un article très intéressant que j’ai pris plaisir à lire. Il m’a aussi interpellée car je remarque que nous n’avons pas tout à fait la même approche. Pour ma part, je donne plus des légendes que des titres en expliquant volontiers où et à quelle occasion la photo a été prise quelque soit le niveau « artistique » de la photo. Je n’ai pas besoin d’avoir le titre pour post traiter la photo. Légende ou titre viennent toujours après cette étape. Dans ma pratique, ce sont souvent des données textuelles qui renseignent sur la photo. Elles sont souvent déconnectées de l’expression photographique, telle qu’abordée dans le défi44

    Ce défi m’a permis de voir que beaucoup de mes titres sur ma galerie Insta n’apportaient rien à la photo et qu’il valait parfois mieux s’en passer. Et je rejoins ton mari sur ce point. Comme toi, je pense qu’une photo forte n’a pas besoin de titre et le lecteur doit aussi pouvoir se sentir libre d’interprêter la photo avec sa sensibilité. Donner systématiquement un titre est une règle sur le groupe ALJ et je la comprend, car le titre est supposé faciliter la lecture et invite le photographe amateur à partager sa démarche.

    J’ai beaucoup aimé ta photo « en attendant la vague » et j’avais bien compris que tu parlais de ce raz de marée touristique. Il faut avoir vu les Sables d’Olonne en hors saison pour comprendre !!
    Mais je n’ai trouvée superbe. J’ai aussi aimé « Denudé » mais pareil, son sens échappe à ceux qui ne connaissent pas la vie balnéaire.

    En tout cas, bravo pour cette lecture du défi que j’ai trouvée très réflexive et pertinente.

    A bientôt
    Escampette3005

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou Emma, décidément, ça fait deux fois qu’on me dit qu’Olivier à raison… Je vais donc éviter de lui faire lire vos commentaires ;). Trêve de plaisanterie. Merci Emma pour ce commentaire qui permettra à chacun d’avancer dans la réflexion, moi la première ! Je suis contente que tu aies compris mes titres sur les Sables :). Je m’en vais de ce pas lire ton article sur ce défi. Bon week-end Emma.

      J'aime

  3. Une réflexion vraiment intéressante sur le sujet qui, et cela ne t’étonnera pas, me tient à cœur. Moi j’aime quand il y a des titres. Je le cherche y compris sur Instagram. Mais oui, mais moi j’aime aussi les mots. D’ailleurs, le titre « Emmurée » me parle bien mieux pour ta photo que celui que tu lui avais donné au départ. Et puis j’ai bien ri avec le lien lense 😂. Merci pour ce partage !

    Aimé par 1 personne

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