#CRD104 – Premiers plan flous

J’aime photographier à grande ouverture. Cela présente de nombreux avantages :

  • On n’a pas besoin de flash en basse lumière,
  • On ne monte pas trop dans les ISO (enfin quand on a de la lumière 😉),

Cela crée aussi une faible profondeur de champ (une zone de netteté étroite) qui a aussi de nombreux atouts :

  • Cela permet de focaliser l’attention du lecteur sur le sujet, en l’isolant,
  • Cela permet de « gommer » certains éléments,
  • On obtient des images plus douces avec un joli flou rêveur ce qui permet d’obtenir des images moins « descriptives ».

On pense souvent à utiliser la faible profondeur de champ pour avoir un bokeh intéressant, mais on pense moins à l’utiliser pour un premier plan flou. Or, j’aime beaucoup l’effet « brouillard » provoqué par des éléments collés à l’objectif. Car là est l’astuce : ne pas hésiter à coller un élément à son objectif. Mais on peut aussi se contenter d’avoir un premier plan flou en faisant la netteté sur un élément plus loin. Nous allons donc utiliser ces deux techniques pour ce défi. Lire la suite « #CRD104 – Premiers plan flous »

#CRD115 – Au quart de seconde (à vitesse lente)

On aborde avec ce défi la notion de pose lente qui sera reprise au défi 47.

Voilà une notion qui me semblait vraiment difficile avant que je ne reprenne la photo. J’adorais les clichés pris en pose longue et je pensais que c’était vraiment hors de ma portée matériellement et techniquement. Et ben non ! C’est en fait assez facile quand on a compris le fonctionnement et tous les appareils avec un mode priorité vitesse peuvent le faire. Je vous explique ?

  • Mettez-vous en mode priorité vitesse (« S » pour speed ou « TV » pour time value) et choisissez une vitesse assez lente : commencer par ¼ de seconde (sur mon Panasonic, cela correspond au chiffre « 4 »). Vous devrez bien entendu ajuster cette vitesse en fonction des conditions lumineuses, de la vitesse et de la distance à votre sujet (plus il est près, plus il paraît rapide), ainsi que de l’effet recherché. Attention, à des vitesses lentes, il sera nécessaire d’être bien stable car le flou de bougé est presque inévitable si on n’a pas un appui (à moins d’être un moine Shaolin !)
  • Choisir la valeur d’ISO la plus faible possible (100 ou 200 ISO) en allant dans le menu de l’appareil (il y a souvent un bouton de raccourci sur les boitiers). Il ne faut pas oublier de faire cela ! Au début, j’oubliais souvent et du coup je n’avais pas l’effet désiré.
  • Déclenchez ! Déclenchez ! Déclenchez ! Et oui, cette pratique photographique nécessite de nombreux essais afin de trouver la bonne vitesse. N’ayez pas peur de faire des essais et de modifier votre vitesse. Et ajustez si vous changez de place car un réglage à un endroit peut ne plus être bon à un autre.

Et oui, c’est aussi simple que cela… Enfin pas tout à fait… Lire la suite « #CRD115 – Au quart de seconde (à vitesse lente) »

#CRD118 – Créer l’instant décisif : attendre un sujet

Ce défi est la suite du défi 10 et je vous invite à aller relire l’article que j’ai écrit sur le sujet ici, car il repend beaucoup de choses.

Ce défi a vraiment semé la confusion… J’ai beaucoup réfléchi et je trouve que si l’explication pages 158 et 159 du livre Composez, Réglez, Déclenchez sont claires, celle du livre 52 défis créatifs ne le sont pas du tout ! Du coup, nous avons eu du mal à nous mettre d’accord avec les copains et avec le recul, je comprends bien pourquoi…

Dans ce défi, il s’agit bien de repérer un cadre et ensuite d’attendre qu’un élément vienne compléter la composition en l’adaptant en fonction du sujet mouvant. ALJ écrit en page 119 de Composez, Réglez, Déclenchez: Lire la suite « #CRD118 – Créer l’instant décisif : attendre un sujet »

#CRD141 – Contraste intense en noir et blanc

Si vous suivez mon travail, vous vous direz peut-être comme moi : « Ah, ça c’est facile pour Stéphanie ! ». C’est évidemment ce que j’ai pensé à priori, mais… Je n’avais pas lu les pages du défi et je n’avais pas saisi toutes les nuances du défi… Anne-Laure précise bien :

Nous cherchons donc à créer des images qui fonctionnent naturellement en noir et blanc, sans nécessiter de conversion monochrome poussée.

C’est là que je n’avais pas compris le défi simplement avec le titre. Il s’agit donc de faire des photos contrastées, mais pas seulement en forçant le post-traitement ! Mais alors comment faire ? Ce qui est amusant, c’est que j’ai commencé le défi sans avoir lu les pages et pourtant… J’ai respecté les consignes … Vous allez comprendre….

Méthode 1 : utiliser le contraste « de nuance », c’est-à-dire un sujet sombre sur fond clair ou vice versa. C’est ce que j’ai fait avec cette première photo. Les immeubles clairs se détachent sur le ciel rendu noir au post-traitement. C’est vrai que pour le coup, j’ai aussi poussé le post traitement à l’extrême, mais je trouve que ça lui va bien 😉 Merci à mon amie Valérie qui m’a fait redresser les perspectives 😉.

13/10/2017 : « Un vendredi soir sur la grande plage »

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Olympus 12-40 mm à 12 mm Mode panoramique f4 Iso 200

Notez que pour cette image, j’ai utilisé le mode panoramique de mon appareil, ce que je fais rarement. Lire la suite « #CRD141 – Contraste intense en noir et blanc »

#CRD117 – L’instant décisif : réceptivité, réactivité !

Savoir « saisir l’instant » est bien entendu une qualité essentielle pour le photographe. J’entends souvent dire que c’est bien plus facile à l’ère du numérique qu’au temps de l’argentique. Ce n’est pas faux. En effet, chaque prise devait être développée et de ce fait, on ne déclenchait pas autant.

Suffit-il donc de mettre son appareil sur le mode « rafale » pour être certain d’avoir une bonne photo ?

Je pense que vous devinerez ma réponse. J’utilise très peu ce mode sur mon appareil. Mais pourquoi ?

La première raison, c’est que je suis une phobique du tri et comme je suis déjà une « sérial déclencheuse »….

La second, c’est que je préfère maîtriser l’instant. J’ai l’impression, en me mettant en mode rafale de ne rien contrôler, et il m’est souvent arrivé de ne pas obtenir ce que je souhaitais avec ce mode. Je préfère donc essayer d’anticiper, de patienter et me fier à mon instinct. Cela ne fonctionne pas à tous les coups, mais je suis bien plus satisfaite de réussir une image dans ces conditions.

C’est un peu la démarche décrite dans cet article sur Henri Cartier Bresson ici:

Dans la pratique, Cartier-Bresson repère un arrière-plan qui, par sa texture, sa structuration géométrique ou l’accumulation de signes, lui semble intéressant. C’est ce qu’André Lhote appelle la « théorie des écrans ». Il tourne autour, essaie différents cadrages. Très influencé par l’ouvrage du Roumain Matila Ghyka, Le Nombre d’or, dont il fait son livre de chevet, Henri Cartier-Bresson soigne les lignes et compose mathématiquement la trame de son image. Lorsque le cadre est trouvé, il patiente.

Lire la suite « #CRD117 – L’instant décisif : réceptivité, réactivité ! »

#CRD13 – Voir les lignes

Ce CRD est à mon sens très important, sans doute le plus important en fait. En effet, ce sont les lignes qui structurent une image. Sans lignes réelles ou virtuelles, une photo est bien souvent « brouillon ». Le spectateur a besoin de ce fil d’Ariane pour regarder une photo et si on ne lui en fournit pas, il va se sentir perdu et ne saura pas où regarder. Ce sentiment de confusion va le perturber et il va vite s’ennuyer. Les lignes guident le spectateur, l’accompagnent, lui tiennent la main…

Aussi, dans chaque photo il faut s’efforcer de trouver une ligne de force qui sera la compagne du regard. Mais cette ligne peut être virtuelle, comme par exemple la direction d’un regard ou bien deux éléments qui permettent de former une diagonale… Lire la suite « #CRD13 – Voir les lignes »

#CRD103 – Le plus de flou de profondeur de champ

Il s’agit ici de la suite du défi 4 « Photographier à grande ouverture ». On va donc être confronté aux mêmes difficultés qu’avec le CRD98. C’est aussi la façon dont je photographie la plupart du temps. En effet, je suis souvent à pleine ouverture, ou à au plus 2.8 (les objectifs n’étant pas les plus performants à leurs valeurs extrêmes, je ferme d’un ou deux diaphragmes). Il est assez rare que je ferme davantage, sauf lorsque les conditions lumineuses ne le permettent pas (trop de lumière) ou que je veux une grande zone de netteté (en paysage par exemple). J’ai d’ailleurs des filtres gris neutres (filtres ND8 et ND400) qui me permettent d’ouvrir encore pas mal, même en plein après-midi l’été. Comment fonctionnent ces filtres ? Ils sont très sombres et se mettent sur l’objectif afin de limiter la quantité de lumière qui entre. Il en existe de plus ou moins puissants (et même des variables). Ils permettent aussi de faire des pauses lentes ce qui est pratique en pleine journée, quand la lumière ne permet pas en principe d’importants temps de pause. Certains photographes les utilisent aussi en paysage pour avoir un effet sur l’eau, mais je n’ai pas encore essayé, pour cela, il me faudrait un filtre plus sombre encore (ND1000) et dans ce cas, la MAP, n’est plus possible en direct, il faut donc utiliser un trépied.

Si vous vous demandez ce que c’est, regardez ici .

Et pour en savoir plus, tapez simplement « filtre ND » ou « filtre gris neutre » dans un moteur de recherche.

Bref, la grande ouverture c’est mon dada ! Pourquoi ? Lire la suite « #CRD103 – Le plus de flou de profondeur de champ »

#CRD43 – Cadrer c’est couper

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Cet exercice est à mon sens très important. En effet, au début de ma pratique photo, j’avais tendance à vouloir mettre trop de choses dans mes images. Je voulais tout montrer avec une seule photo. Du coup, mes images étaient « brouillon » et le spectateur ne savait pas où il devait regarder. Pour moi, c’était évident puisque je connaissais mon intention, mais avec le recul, mes images manquaient de force.

Je dis souvent que faire de la photo c’est seulement faire des choix. Si c’est vrai pour la technique, c’est encore plus vrai pour le cadrage car sans bon cadrage, la photo n’est pas réussie. Et là, aucun moyen de « rattraper » avec un logiciel de post traitement !

Alors, vous allez me dire, pourquoi ne pas cadrer large et recadrer après… J’ai essayé (et oui, moi aussi, j’y ai pensé). Essayez et vous verrez… Recadrer une photo est totalement différent. C’est aussi la raison pour laquelle, quand je choisis de faire un format carré dès la prise de vue, je règle mon appareil sur ce format. Penser une photo dès le départ vous permet de changer votre micro positionnement. Cela peut paraître insignifiant, mais je vous assure que depuis que je fais cela, mes photos sont différentes !

Lire la suite « #CRD43 – Cadrer c’est couper »

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